Partager la publication "Paddle après 50 ans : une activité douce pour bouger, se renforcer et profiter du plein air"
Passé 50 ans, on entend parfois qu’il faudrait commencer à « faire attention ». Attention à son dos, à ses genoux, à ne pas trop forcer… Comme si avancer dans l’âge devait nécessairement signifier réduire progressivement ses activités.
Je préfère largement une autre approche : continuer à bouger, mais choisir des activités qui nous font réellement plaisir.
Et parmi les sports que l’on peut découvrir à tout âge, il y en a un qui coche beaucoup de cases : le stand up paddle.
Une planche, une pagaie, un peu d’eau et quelques minutes pour apprivoiser son équilibre. Pas besoin d’être une grande sportive ni d’avoir passé son enfance sur une planche de surf.
Le paddle peut être une manière très agréable de travailler son corps tout en profitant de la nature.
Le paddle, ce n’est pas seulement pour les jeunes sportifs
Lorsque l’on voit quelqu’un debout sur un paddle au milieu d’un lac, cela peut donner l’impression qu’il faut avoir un équilibre extraordinaire.
En réalité, la pratique est beaucoup plus accessible qu’elle n’en a l’air.
Les premières minutes peuvent parfaitement se faire à genoux. On apprend tranquillement à sentir les mouvements de la planche, à utiliser la pagaie et à comprendre comment le corps réagit.
Puis, lorsque l’on se sent prête, on se relève.
Évidemment, les premières secondes peuvent être hésitantes. Les jambes tremblent légèrement, on regarde ses pieds alors qu’il faudrait regarder devant soi et on se demande pourquoi cette fichue planche bouge autant !
Mais le corps apprend vite.
Et c’est justement ce qui rend l’activité intéressante.
« Continuer à bouger après 50 ans ne signifie pas forcément s’entraîner plus dur. Cela peut simplement consister à découvrir de nouvelles façons de faire travailler son corps tout en prenant du plaisir. »
Un excellent travail d’équilibre
Avec les années, conserver son équilibre et sa coordination devient particulièrement intéressant.
Le paddle sollicite justement ces capacités en permanence.
Une fois debout, le corps réalise une multitude de petits ajustements presque sans que l’on s’en rende compte. Les chevilles, les jambes, les abdominaux et les muscles du dos travaillent ensemble pour maintenir la stabilité.
On appelle notamment cela la proprioception : la capacité du corps à percevoir sa position et à s’adapter aux mouvements qui l’entourent.
Pas besoin pour autant d’aller affronter des vagues !
Une eau calme suffit largement pour profiter de cet aspect du paddle.
Pour débuter, je conseillerais même de choisir les conditions les plus faciles possibles : peu de vent, pas de vagues et un endroit dans lequel on se sent parfaitement en sécurité.
Le défi viendra plus tard si l’on en a envie.
Un sport qui fait travailler beaucoup plus de muscles qu’on ne l’imagine
Vu depuis la rive, une personne qui avance tranquillement sur son paddle peut sembler presque immobile.
Pourtant, son corps travaille.
Les jambes stabilisent la position.
Les abdominaux et les muscles profonds maintiennent le buste.
Les épaules, les bras et le dos participent au mouvement de la pagaie.
Et lorsque l’on augmente légèrement le rythme, le système cardiovasculaire est lui aussi sollicité.
L’un des grands intérêts du paddle est donc de mobiliser une grande partie du corps sans nécessairement avoir la sensation de réaliser une séance de sport traditionnelle.
On avance, on regarde le paysage, on profite du soleil et, pendant ce temps, les muscles travaillent.
Cela me paraît tout de même plus sympathique que de regarder défiler les minutes sur une machine dans une salle de sport !
Pourquoi le paddle gonflable est particulièrement pratique
Il existe des paddles rigides et des paddles gonflables.
Pour une pratique occasionnelle ou pour commencer, les modèles gonflables présentent un avantage évident : ils sont beaucoup plus faciles à transporter et à ranger.
Une fois dégonflée, la planche tient généralement dans un grand sac avec la pagaie démontable et la pompe.
Pas besoin d’avoir un garage immense ou de fixer une planche de plusieurs mètres sur le toit de sa voiture à chaque sortie.
C’est particulièrement pratique lorsque l’on souhaite emporter son paddle pendant les vacances ou alterner entre différents lieux de pratique.
Les modèles actuels peuvent également devenir très rigides une fois correctement gonflés.
Il existe toutefois de nombreuses tailles, formes et gammes de planches. Pour se renseigner sur les différents modèles et mieux comprendre leurs caractéristiques, le site www.paddlegonflable.pro propose des informations consacrées au paddle gonflable, à son équipement et à sa pratique.
Quelle planche choisir lorsque l’on débute ?
Personnellement, pour commencer, je ne chercherais absolument pas la planche la plus rapide.
Je chercherais la plus rassurante.
Et cela signifie généralement privilégier une planche suffisamment large et stable.
Les paddles dits « all-round » sont justement conçus pour être polyvalents. Ils conviennent bien à la balade et permettent de découvrir l’activité sans rechercher immédiatement la performance.
Il faut également vérifier la charge maximale supportée par la planche.
Le poids indiqué doit prendre en compte celui de la personne mais aussi, éventuellement, celui du petit sac étanche, de la bouteille d’eau ou de tout autre équipement embarqué.
Une fois plus à l’aise, certaines pratiquantes pourront ensuite avoir envie d’une planche plus longue, plus rapide ou destinée à la randonnée.
Mais franchement, pour les premières sorties : stabilité et plaisir avant tout.
Le paddle peut aussi devenir une jolie balade
C’est probablement l’un des aspects qui me plaît le plus dans cette activité.
On n’est pas obligée de pratiquer le paddle comme un « sport ».
Il peut simplement devenir une nouvelle façon de se promener.
Au lieu de marcher autour d’un lac, on le découvre depuis l’eau.
On prend son temps, on pagaie doucement, on s’arrête quelques minutes et on observe le paysage.
Avec davantage d’expérience, il est également possible d’effectuer de véritables randonnées en paddle sur plusieurs kilomètres.
L’effort devient alors plus important, mais il reste très différent d’une séance sportive classique.
Et cette dimension plaisir est importante.
Parce qu’à mon sens, le meilleur sport après 50 ans n’est pas celui qui promet de brûler le plus de calories en trente minutes.
C’est celui que l’on a envie de recommencer.
Quelques précautions avant de partir sur l’eau
Une activité douce n’est pas une activité sans risques.
Avant chaque sortie, il faut notamment vérifier la météo et surtout le vent.
Sur l’eau, celui-ci peut rapidement compliquer le retour et éloigner une planche de son point de départ.
Mieux vaut donc commencer dans des zones protégées et rester relativement près du bord.
Le matériel de sécurité doit également être adapté au lieu de pratique : leash lorsque son utilisation est appropriée, équipement de flottabilité si nécessaire et téléphone protégé dans une pochette ou un sac étanche.
Et comme pour toute reprise sportive après une longue période d’inactivité ou en présence d’un problème de santé particulier, mieux vaut demander l’avis d’un professionnel de santé si l’on a le moindre doute.
Et si on essayait simplement quelque chose de nouveau ?
Passer 50 ans peut aussi devenir une excellente excuse pour découvrir les activités que l’on n’a jamais pris le temps d’essayer auparavant.
Pas pour battre un record.
Pas pour avoir le corps que l’on avait à 25 ans.
Simplement pour continuer à être curieuse, active et capable de profiter de son corps.
Le paddle entre parfaitement dans cette philosophie.
On travaille son équilibre, ses muscles et son endurance tout en passant du temps dehors.
Et puis il y a cette petite satisfaction lorsque, après quelques tentatives hésitantes, on se retrouve enfin debout sur sa planche.
À 30 ans, à 50 ans ou à 70 ans, apprendre quelque chose de nouveau reste quand même une sacrément bonne manière de ne pas laisser le temps décider à notre place.
Partager la publication "Paddle après 50 ans : une activité douce pour bouger, se renforcer et profiter du plein air"